situation au 13 août 2015

La situation continue d’être critique au cra de Bordeaux.

 

Une nouvelle fois, une personne retenue, jeune algérien père d’une enfant
française de deux ans, a avalé sa batterie de téléphone vendredi 7 aout
dernier, avant de tenter de se pendre avec un drap au plafond du réfectoire
du centre. C’est un jeune retenu qui lui a enlevé le drap. Il a été
hospitalisé mais est revenu au centre le soir même sans avoir pu voir de
psychologue malgré sa demande.

Sa reconduite est suspendue au vu de son état de santé. Cependant, le juge
de libertés et de la détention saisit par la préfecture hier, à autoriser
la prolongation de sa rétention de 20 jours. Il attend aujourd’hui à 19H le
délibéré de la Cour d’appel du juge des libertés (sans grand espoir).

 

Parallèlement, un Monsieur Géorgien, père de deux enfants en bas âge et
venu en France en 2012 avec sa femme et leur premier enfant pour demander
l’asile, a entamé une grève de la faim depuis le 7 août. Les recours
juridiques n’ont pas aboutis.

Il a également essayé de se coudre la bouche hier soir. Il risque d’être
reconduit à tout moment puisque son identité est connue du consulat.

 

Un jeune algérien a entamé une grève de la faim depuis le 11 août. Il passe
demain devant le juge des libertés au TGI de Bordeaux pour autoriser ou non
une première prolongation de sa rétention.

 

 

situation au 3 juillet 2015

Pour information, la situation au centre de rétention administrative de Bordeaux est assez alarmante.

 

Deux personnes ont avalé des piles électriques pour bloquer leur expulsion au mois de juin, une a été libérée fin juin, après 4O jours de rétention et alors que plusieurs médecins avaient délivré des certificats médicaux d’incompatibilité avec la rétention et l’éloignement. L’autre s’est enfuie de l’hôpital.

 

 

Une personne a ainsi été expulsée en avion alors que le certificat de l’unité médicale du centre déclarait son état de santé incompatible avec le transport aérien.

 

Une autre personne est toujours au centre avec des piles dans le ventre et une reconduite prévue dans quelques jours. Le médecin doit se prononcer sur l’incompatibilité de l’état de santé avec le transport aérien sachant qu’il n’est pas sur que la préfecture respecte l’avis médical.

 

Vendredi dernier, une personne a été hospitalisée aux urgences psychiatriques après son passage devant le juge qui a maintenu sa rétention. Retour au cra lundi sans certificat d’incompatibilité, mais son état de santé reste inquiétant.

 

Un autre jeune a été hospitalisé dans la nuit du dimanche au lundi après avoir ingéré objets métalliques et médicaments et s’est automutilé, il est revenu au centre mardi après une évaluation psychiatrique qui a décrété son état de santé compatible avec la rétention.

 

La préfecture de Gironde a décidé depuis plusieurs semaines, en dehors de tout cadre légal, de ne plus suivre les différents certificats médicaux provenant de l’hôpital comme de l’unité médicale du centre de rétention. Les tribunaux ont la majorité des cas, suivi la position de la préfecture.

 

 

Enfin, un père philippin d’un bébé de 3 mois, malade, a été placé en rétention depuis le 7 juillet. Son enfant est en région parisienne avec la mère. La présence auprès de l’enfant de deux parents est requise par le médecin qui les suit, mais les recours juridiques semblent épuisés.

 

Je vous contacte d’une part, afin de connaître vos disponibilités et moyens pour une mobilisation et/ou une action auprès de la préfecture de la Gironde qui a décidé de ces mesures administratives en totale contradiction avec l’intérêt supérieur de ce bébé.

 

D’autre part, à plus long terme, je pense qu’il serait intéressant de mener une réflexion commune de contestation au vu de l’ensemble de ces pratiques. 

situation au 3 juillet 2015

Un mineur de nationalité congolaise a été placé au centre de rétention administrative de Bordeaux depuis hier matin.

La préfecture de la Vienne conteste sa minorité sur le fondement de son acte de naissance et de tests osseux, il a été interpellé à son hôtel le matin puis placé en Garde à vue pour escroquerie.

 

Outre sa minorité, il a été victime d’esclavage moderne pendant plusieurs années. C’est son bourreau qui l’a fait venir en France…

Il passera lundi devant le TA (convocation à venir) pour contester l’OQTF et son placement.  

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